LE FONDATEUR

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YANN OLLIVIER

Directeur Général d’Universal Music Classics, puis Classics & Jazz France de 1998 à 2015, Président des Victoires de la Musique Classique depuis 2012, Chevalier des Arts et Lettres, Yann Ollivier a vu aussi souvent sur scène Pierre Boulez que Bruce Springsteen – un peu plus de soixante-dix fois chacun – et il n’y voit ni contradiction ni paradoxe. Au contraire, c’est le signe d’une gourmandise heureuse et choisie, qui ne se soucie ni de conformité aux dogmes, ni des regards incrédules.

Quand il était étudiant à Sup de Co Paris, ce breton né à Versailles a d’ailleurs suivi en auditeur libre un cursus à l’Ircam. Solidement enraciné dans la musique contemporaine, il n’a néanmoins jamais appartenu à l’une ou l’autre chapelle. Et cela ne l’a jamais empêché non plus de faire régulièrement le pèlerinage wagnérien de Bayreuth, d’écouter Thelenious Monk ni d’approfondir toujours sa connaissance de Jacques Brel.

Yann Ollivier avoue volontiers qu’il n’est pas entré dans le monde du disque par l’artistique ni le marketing mais par la finance. Un bagage très utile pour maintenir le cap dans les années de crise et continuer de développer des artistes et des projets, et qui lui a permis de toucher à de nombreux métiers et domaines de l’industrie musicale, de la négociation de rachats de catalogue éditoriaux au reporting et la fréquentation des labels pop ou video.

Nommé Directeur d’Universal Music Classics en 1998, avec les labels Deutsche Grammophon, Deccca, Accord et ECM, il devient en 2009 le directeur général d’Universal Music Classics & Jazz France (y ajoutant donc les labels Blue Note, Verve et Concord). Ce sont des années qui débuteront avec l’envol de Cecilia Bartoli et son Vivaldi album en 1998, puis qui verront au fil des ans le triomphe de Roberto Alagna (deux millions de CD et DVD vendus sur une décennie), une fidèle et fructueuse fidélité avec André Rieu, l’explosion en jazz de Melody Gardot puis celui de Gregory Porter (et son million d’exemplaires de l’album Liquid Spirit !), sans compter les signatures de Julie Fuchs, Thomas Enhco ou Nemanja Radulovic… Mais ces années furent aussi l’occasion de la conception des intégrales Pierre Boulez et Olivier Messiaen, de collaborations avec Thierry Escaich, Guillaume Connesson ou Pascal Dusapin, du très littéraire album Marcel Proust le musicien, d’une féconde complicité avec Juliette Gréco ou de quinze ans d’albums de l’audacieuse fadiste Cristina Branco…

2016 est une année charnière. Après 26 années passées au sein du groupe Universal Music, fort d’un solide réseau tissé dans les mondes de la musique classique et du jazz, Yann Ollivier crée la structure Artmedeo pour proposer des activités de conseil, management, production exécutive ou de réfléchir à la production de concerts. Le moment idéal pour faire fructifier ses atouts, au service de tous les acteurs d’un monde en perpétuel devenir.